On démaquille écologique

Kafrine, Yab, Malbaraise, Sinoise, Zarabe, Zoreille, Mahoraise ou tout à la fois, les Réunionnaises sont belles. Belles et bien souvent coquettes. Or, la coquetterie a un prix. Tout additionné, le maquillage, les crèmes et les soins, ça revient cher. Mais le coût qu'on oublie toujours de mentionner, c'est celui du démaquillage. Et il est multiple ! D'abord, économiquement parlant, ça vous creuse, lentement mais sûrement, une myriade de petits trous dans le budget. Ensuite, écologiquement parlant, ça vous érige une montagne de déchets en un battement de (faux-) cil. Et ça, une petite île comme La Réunion ne pourra pas se le permettre éternellement. Sceptique ? Lisez donc ce qui suit.

 

 

Si l'on considère qu'en moyenne 4 à 6 cotons sont, chaque soir, nécessaires à une Réunionnaise, ou une autre, pour ôter les quelques cosmétiques soulignant sa beauté, eh bien, en un mois ce sont entre 120 et 180 cotons qui sont utilisés puis jetés. En un an, ce sont alors entre 1 460 et 2 190 cotons qu'une seule et même utilisatrice emploie puis jette. Inutile de vous dire que mis à l'échelle de la population de toute l'île, ces chiffres donnent le tournis... D'autant plus que les cotons en question ne se recyclent pas !.. Heureusement, des alternatives existent. Elles se nomment disques démaquillants en coton bio et/ou fibres de bambou, elles ont un coût écologique quasi nul, un coût économique moindre, elles concourent à la bonne santé de votre épiderme et peuvent vous durer jusqu'à plusieurs années puisque lavables à souhait. Une aubaine pour tout le monde : vous, la planète et votre portefeuille.  

 

Sébastien Vézinet